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Post-scriptum : Yalla !

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BARAKA !

Message  Oum le Mar 12 Avr - 3:26

Le «20 février» ne doit pas servir de «chair à canon» à des forces
politiques ayant leurs propres agendas.


Où va le mouvement du «20 février» ? La question prend toute son importance à la lumière de la décision de la coordination de Casablanca d’organiser une nouvelle marche le 3 avril semblable à celle du 20 mars en sus d’un sit-in de protestation qui devait avoir lieu le 31 mars devant le siège de la Lydec. Au moment où nous mettions sous presse, les coordinations des autres villes discutaient toujours de l’opportunité ou pas d’organiser des marches ce dimanche. Ce nouvel appel à manifester suscite interrogations et questionnements. L’opinion publique nationale avait accueilli favorablement le cri de cette jeunesse marocaine ivre de rêves et désireuse d’un Maroc nouveau. Le 9 mars, le Souverain est allé au-delà des espérances de cette jeunesse en élargissant le cap des réformes. Un processus ouvert de concertations a été initié en vue d’élaborer la nouvelle Constitution. Mieux encore, et fait unique dans le monde arabe, les médias publics y compris les télévisions ont été ouverts à ces jeunes afin d’exprimer librement leurs points de vue à des heures de grande écoute et en direct. Enfin, le 20 mars dernier, les manifestations se sont déroulées dans le calme et la sérénité et les forces de l’ordre ont fait preuve de sang froid et de doigté dans l’accompagnement de ces marches. In fine, le projet de la nouvelle Constitution sera soumis à referendum à l’issue duquel les Marocains pourront voter pour ou contre. Dans ce contexte, protester pour protester est incompréhensible. En effet, nous ne comprenons pas très bien où veut en venir le mouvement du «20 février» avec sa manie de protester chaque week-end. L’opinion publique marocaine commence d’ailleurs à afficher des signes d’exaspération devant ces marches qui occupent l’espace public sans autorisation et perturbent le quotidien d’autres citoyens qui attendent souvent le dimanche pour organiser des sorties en famille ou vaquer à leurs occupations. Dès lors, nous avons envie de dire un seul mot à ces jeunes : Baraka ! Basta ! Arrêtez ! Nous le disons avec toute l’affection d’un parent pour ses enfants car sur le terrain, ces jeunes sont en train de se faire voler leur révolution. Les espaces qu’ils ouvrent sont aujourd’hui systématiquement exploités par les extrémistes des deux bords de l’arc politique : les islamistes d’Adl Wa Al Ihassne et les gauchistes du PSU. Ces extrémistes ne veulent pas entrer dans le jeu politique et préfèrent les stratégies nihilistes, la langue des ambiguïtés à la transparence et au verdict des urnes. Les jeunes du «20 février» ne doivent pas servir de «chair à canon» à des forces politiques ayant leurs propres agendas. Autre risque : la transformation du «20 février» en un mouvement protestataire télécommandé, utilisé par des syndicats ou des partis en mal de rajeunissement. Au fil des semaines, le mouvement du «20 février» aura fait preuve d’une grande vivacité d’esprit mais a également montré ses limites. Les partis politiques et la société civile, ayant un ancrage réel dans le pays, ont pris le relais et sont désormais partie prenante du processus consultatif actuel sur la Constitution. Il ne faut pas que les jeunes courent le risque de la marginalisation ou être tentés par l’illégalité. Ils doivent réfléchir à une sortie honorable à leur mouvement. Ce sera la meilleure manière de garder la sympathie qu’ils ont réussi à avoir dans le cœur des Marocains. S’ils ont cette intelligence, ils auront réussi de bout en bout leur mission : nous faire bouger, nous épater et nous séduire. La Nation n’en sera que plus fière de ses enfants.

Edito, Le Temps


Oum

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Post-scriptum : Yalla !

Message  Oum le Lun 11 Avr - 15:03


Cruel aveu que celui fait par Najib Chaouki –membre du parti Annahj Addimocrati et «jeune du mouvement du 20 février» dans Aujourd’hui Le Maroc de ce week-end !

En effet que dit-il ? Tout simplement que le «mouvement du 20 février» n’est qu’un mouvement de protestation, ni plus ni moins ! En une phrase il nous prouve à nous, qui justement reprochons à ce mouvement d’être dans le «déni» et non dans la construction, que nous avons raison. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : protester, revendiquer, vilipender, dire non…est à la portée de tous. Par contre proposer, participer, construire est infiniment plus ardu…En refusant d’être entendus par la Commission de la réforme constitutionnelle, les «20 Févriéristes» montrent à la fois les limites et le manque de perspectives de leur action. Ainsi donc comme l’affirme Najib Chaouki le «mouvement du 20 février» n’étant Qu’un mouvement de protestation il lui faut assumer et comprendre qu’il a raté «le jour d’après», à ce titre leurs «soutiens» financiers et politiques ne vont pas tarder à les lâcher, d’ailleurs n’est-ce pas déjà fait pour certains ?! Il faut ,me semble-t-il, différencier certains des jeunes de ce «20 Février» des différentes organisations qui les ont soutenus et ces jeunes s’ils veulent passer du stade de la protestation à celui de l’édification –voie de la raison et du cœur– devront savoir rebondir et soit rejoindre des partis politiques prêts à les accueillir soit se joindre aux mouvements de jeunes qui sont dans la participation active à notre projet de société, qui a reçu un magistral coup d’accélérateur avec le discours royal du 9 mars… Toujours est-il que de ce bouillonnement émerge aussi le meilleur : tout d’abord cette «explosion d’expressions» la seule à avoir pris cette forme dans le monde arabe, sans larmes ni sang, mais aussi ce foisonnement d’idées, de débats… de jeunes hommes et de jeunes femmes… ainsi que cette naissance de nouvelles structures associatives, participatives, qui explorent de nouvelles pistes d’engagement, novatrices . Car rien n’est plus confortable et en même temps «castrateur» que de se limiter à l’engagement «facebookien» ! Indispensable certes et fédérateur mais nullement suffisant. L’engagement c’est sur le terrain qu’il se forge, qu’il s’aiguise –ou se brise- c’est dans la vie réelle que l’engagement prend tout son sens et sa noblesse. Des exemples précis me viennent en tête, tels ces jeunes étudiants de la Fac de lettres de Aïn Chock passés de leurs pages Facebook à la création de l’association «Les Cosmopolites» et se frottent au militantisme de terrain, ou encore ces jeunes de Derb Sultan passés du «Mouvement des jeunes du 9 mars» virtuel, à l’engagement de terrain au sein de «100% Jeunes» mais aussi ceux qui ont choisi pour nom «Eng@gés», mot à la base de toute action et dont la principale raison d’être est «la participation des jeunes à la vie de la cité». Enfin une association qui inscrit cet objectif au fronton de ses priorités. Ils sont en cela porteurs d’un véritable défi, d’un enjeu majeur pour l’avenir…Ils ont compris où était le vrai «nœud» de l’engagement pour notre jeunesse, par l’indispensable «politique de la ville» qu’il nous faut élaborer sans tarder et (ré) inventer en permanence. Participer à la vie de SA Cité, à la vie de LA Cité est l’alpha et l’oméga de l’engagement civique, citoyen, politique…à la fois prise de conscience, prise de responsabilité et action à «échelle humaine»…l’école de la vie en société, de la participation, du «don de soi» pour le bien commun, de la recherche du vivre mieux et du mieux-vivre ensemble, de l’intérêt collectif… Lourde tâche mais leur «cri» de ralliement est le signe de leur volonté…comme ils le disent «YALLA» !

Par Ahemd Ghayet – Aujourdhuilemaroc


Oum

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