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LU POUR VOUS
essaouira-scala الصويرة سقالة :: AFFAIRES NATIONALES *** قضايا وطنية :: Revue de Presse Electronique * أقوال الصحف الإليكترونية
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1, 2
Fenêtre : Quand Ecrire c’est Faire…
Qu’est-ce qu’écrire? Pourquoi écrit-on? Pour qui écrit-on? Nombreuses sont les questions relatives à la question de l’écriture et nombreux sont les spécialistes qui ont essayé, chacun selon ses convictions, d’y apporter leurs éléments de réponses. Littéraire, philosophique ou essayistique, l’écriture définit une aventure passionnelle et amoureuse entre le sujet qui écrit et le monde décrit. Elle excède le simple geste de tracer des signes à celui de justifier l’existence. L’écriture est donc une raison d’être, une preuve de vouloir être. Car, après tout, pourquoi écrit-on ? Qu’est-ce qu’écrire sinon donner sens à son existence ? L’écriture retrace le cheminement d’une quête inlassable d’un Graal perdu dans les labyrinthes des interrogations et du monde : quel est le sens de la vie ? Tout porte à croire que l’écriture en tant que pratique artistique et esthétique est avant tout une opération destinée à purifier le sujet de la lourdeur de la question et de l’interrogation. Elle lui rend possible cette aventure d’être qui est la sienne propre ; elle le rend capable de supporter sa condition humaine tout en essayant de la parfaire ; elle le guide spirituellement à se rencontrer
comme essence tout en rencontrant cet autre qui l’habite et qui n’est autre que lui-même. L’écriture est un acte qui consiste à meubler le vide, à vaincre l’absence et à programmer le processus de la signification. Synonyme du plein, l’écriture est pour ainsi dire le contraire du néant. Elle a pour projet la restructuration de l’existence humaine en ceci qu’elle permet et, par là même, promet au sujet écrivant de vivre doublement : créer des situations et fuir sa condition. En effet, lorsqu’il écrit, l’auteur entre dans un univers magique, autre, fantasmagorique, plein de secrets et d’imprévus. Il s’agit d’un univers métaphorique qui lui permet de rendre compatible son rapport d’incompatibilité vis-à-vis de l’épreuve d’être. L’écriture est donc un soulagement qui aide le sujet à éteindre les braises du mystère d’être. L’écriture revêt ici la forme d’une pratique amoureuse qui scrute le bruissement de l’existence, qui sonde les secrets des lettres et des mots employés, qui écoute la vibration des phrases et des images poétiques choisies, qui libère le corps de son ligotage imposé. Cruelle ou tendre, profane ou sacrée, l’écriture est une symphonie qui accompagne la composition de l’Odyssée d’être. Elle est, mathématiquement parlant, la somme de la joie et de la douleur, le bien-être et le mal-être, l’espoir et le désespoir. Écrire c’est essayer de trouver un équilibre entre l’être et le non être, entre l’âme et le corps, entre le poétique et le technique. Ecrire c’est aussi oublier, effacer de la mémoire, suturer les lèvres de la plaie saignante, sortir de la nostalgie et inhumer la trace de ce qui fut. Telle demeure la force de la littérature qui aide à surpasser l’expérience de l’affliction humaine et à
dessiner les contours d’une expérience d’espoir. Dans La Part manquante,
l’écrivain français Christian Bobin écrit ceci : « Ce n’est pas pour devenir écrivain qu’on écrit. C’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. » L’amour que cherche l’écrivain à rejoindre s’avère être son devenir/avenir occulté dans les horizons de l’abscons et de l’inconnu.
Il est question ici de la part obscure de l’expérience d’écrire qui fait, étonnamment, de l’amour son point de départ certain et son point d’arriver
incertain. L’écriture est, par conséquent, une nostalgie à venir, c'est-à-dire
un exercice par lequel l’écrivain projette l’avenir de l’être et du monde sans
pour autant pouvoir parvenir à sa concrétisation. L’écriture est, somme toute,
une opération permettant à l’écrivain de vaincre la peur et la mort comme
signes de l’amphibologique, et de faire triompher l’assurance et la vie comme
signes de conviction. L’écriture comme rhapsodie a une ombre : la solitude. Concrètement, l’écriture littéraire, philosophique ou essayistique ne peut se faire que dans la solitude. C’est là sa nécessité, sa vitalité, sa chose à elle, sa matière et sa devise qui la distinguent de toutes les autres formes d’écriture. Ecrire c’est être en compagnie de soi, rien que soi, ce réservoir d’énergie imaginative, cet autre qui n’est pas autre, cet inconnu qui n’est pas étranger, cette ombre qui forge le style, la trace, la marque et l’empreinte authentique d’un écrivain, cette ombre d’amour qui se nourrit des ruines des palimpsestes de la mémoire. Ecrire est révélateur de l’être…
comme essence tout en rencontrant cet autre qui l’habite et qui n’est autre que lui-même. L’écriture est un acte qui consiste à meubler le vide, à vaincre l’absence et à programmer le processus de la signification. Synonyme du plein, l’écriture est pour ainsi dire le contraire du néant. Elle a pour projet la restructuration de l’existence humaine en ceci qu’elle permet et, par là même, promet au sujet écrivant de vivre doublement : créer des situations et fuir sa condition. En effet, lorsqu’il écrit, l’auteur entre dans un univers magique, autre, fantasmagorique, plein de secrets et d’imprévus. Il s’agit d’un univers métaphorique qui lui permet de rendre compatible son rapport d’incompatibilité vis-à-vis de l’épreuve d’être. L’écriture est donc un soulagement qui aide le sujet à éteindre les braises du mystère d’être. L’écriture revêt ici la forme d’une pratique amoureuse qui scrute le bruissement de l’existence, qui sonde les secrets des lettres et des mots employés, qui écoute la vibration des phrases et des images poétiques choisies, qui libère le corps de son ligotage imposé. Cruelle ou tendre, profane ou sacrée, l’écriture est une symphonie qui accompagne la composition de l’Odyssée d’être. Elle est, mathématiquement parlant, la somme de la joie et de la douleur, le bien-être et le mal-être, l’espoir et le désespoir. Écrire c’est essayer de trouver un équilibre entre l’être et le non être, entre l’âme et le corps, entre le poétique et le technique. Ecrire c’est aussi oublier, effacer de la mémoire, suturer les lèvres de la plaie saignante, sortir de la nostalgie et inhumer la trace de ce qui fut. Telle demeure la force de la littérature qui aide à surpasser l’expérience de l’affliction humaine et à
dessiner les contours d’une expérience d’espoir. Dans La Part manquante,
l’écrivain français Christian Bobin écrit ceci : « Ce n’est pas pour devenir écrivain qu’on écrit. C’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. » L’amour que cherche l’écrivain à rejoindre s’avère être son devenir/avenir occulté dans les horizons de l’abscons et de l’inconnu.
Il est question ici de la part obscure de l’expérience d’écrire qui fait, étonnamment, de l’amour son point de départ certain et son point d’arriver
incertain. L’écriture est, par conséquent, une nostalgie à venir, c'est-à-dire
un exercice par lequel l’écrivain projette l’avenir de l’être et du monde sans
pour autant pouvoir parvenir à sa concrétisation. L’écriture est, somme toute,
une opération permettant à l’écrivain de vaincre la peur et la mort comme
signes de l’amphibologique, et de faire triompher l’assurance et la vie comme
signes de conviction. L’écriture comme rhapsodie a une ombre : la solitude. Concrètement, l’écriture littéraire, philosophique ou essayistique ne peut se faire que dans la solitude. C’est là sa nécessité, sa vitalité, sa chose à elle, sa matière et sa devise qui la distinguent de toutes les autres formes d’écriture. Ecrire c’est être en compagnie de soi, rien que soi, ce réservoir d’énergie imaginative, cet autre qui n’est pas autre, cet inconnu qui n’est pas étranger, cette ombre qui forge le style, la trace, la marque et l’empreinte authentique d’un écrivain, cette ombre d’amour qui se nourrit des ruines des palimpsestes de la mémoire. Ecrire est révélateur de l’être…
Atmane Bissani, Source : libe.ma
Oum- Messages: 295
Date d'inscription: 29/01/2011
Hikayat el ghorba
Des pensés qui traversent les routes du temps et s’accrochent aux arbres inanimés pour que le vent de la tempête venant du sud ne les éloigne pas plus qu’elles ne le sont déjà. La saison de migration vers le nord a épuisé le corps de cette terre fragile qui ne cesse de faire le deuil de ses enfants que les marchands de sables ont kidnappés une nuit d’hiver, les arrachant des bras de leurs collines, où ils étaient souverains. Pour les vendre dans les obscurités des terres du nord, les obligeant à mendier un semblant d’existence dans une terre manquant de chaleur et de soleil éclairant leurs rêves.
Les terres du nord dont la solitude est décelée derrière la densité du brouillard qui emprisonne ces âmes bohèmes, abandonnées par l’espoir et harcelées par la tombe d’un exil assassin.
Cette terre dont les adieux ont épuisé le corps, et dont la solitude a brisé l’existence. Dont les yeux sont devenus secs à force de pleurer le souvenir d’un enfant qui l’a quitté sans certitude d’un retour possible un jour. Une terre dont le cœur mourant danse sur les notes des chants tristes d’un oiseau qui se donnait au rituel annonçant l’approche d’un autre moment d’adieu et le périple d’une autre errance interminable.
Des souvenirs qui disparaissent avec le vent qui traverse les collines de cette terre, les emportant avec lui dans les obscurités d’un passé qui se donne la joie d’enterrer les êtres et leurs mémoires. Des noms et des visages qui sont obligés de parcourir les routes d’un destin de néant. Que la cruauté d’une existence pesante ne cesse de sacrifier en hommage à l’illusion d’un semblant de délivrance qui ne viendra jamais.
Des abondons qui se multiplient et des blessures qui s’ouvrent sans jamais se refermer. Où un enfant, qui crie le nom d’un père qui n’existe que dans son imaginaire, passant sa vie dans l’attente de ce père. Ou à défaut, l’heure du départ pour rejoindre le souvenir des autres dans les horizons de l’oubli. Laissant cette pauvre terre noyée dans ses larmes, essayant de s’accrocher à l’espoir d’un lendemain de retrouvailles, qui n’arrivera peut être jamais.
Une terre qui a pris cet enfant dans ses bras le premier jour de sa venue dans ce monde. Cette même terre qu’il l’a vu grandir, lui apprenant à sourire et à rêver. Cette même terre a été quittée par cet enfant, devenant adulte, un matin d’hiver sans même la regarder dans ses yeux pleins de larmes et d’abandon. Cette terre dont les appels et les gémissements de douleurs nous atteignent malgré les distances et les illusions de l’exil.
Cette terre à qui nos cœurs ne cessent de répéter pardon de t’avoir abandonné un jour où nous avons perdu notre raison de vivre entre tes bras. Un jour où le monde se satisfaisait à lui-même, nous obligeant à aller nous chercher une autre vie ailleurs, et surtout espérer retrouver de l’espoir. Ce sentiment qui a déserté nos vies depuis la nuit des temps. La cruauté du temps et des gens nous ont séparés, mais sache que notre amour pour toi est intemporel.
Hassan Oumada
Yabiladi.com
Les terres du nord dont la solitude est décelée derrière la densité du brouillard qui emprisonne ces âmes bohèmes, abandonnées par l’espoir et harcelées par la tombe d’un exil assassin.
Cette terre dont les adieux ont épuisé le corps, et dont la solitude a brisé l’existence. Dont les yeux sont devenus secs à force de pleurer le souvenir d’un enfant qui l’a quitté sans certitude d’un retour possible un jour. Une terre dont le cœur mourant danse sur les notes des chants tristes d’un oiseau qui se donnait au rituel annonçant l’approche d’un autre moment d’adieu et le périple d’une autre errance interminable.
Des souvenirs qui disparaissent avec le vent qui traverse les collines de cette terre, les emportant avec lui dans les obscurités d’un passé qui se donne la joie d’enterrer les êtres et leurs mémoires. Des noms et des visages qui sont obligés de parcourir les routes d’un destin de néant. Que la cruauté d’une existence pesante ne cesse de sacrifier en hommage à l’illusion d’un semblant de délivrance qui ne viendra jamais.
Des abondons qui se multiplient et des blessures qui s’ouvrent sans jamais se refermer. Où un enfant, qui crie le nom d’un père qui n’existe que dans son imaginaire, passant sa vie dans l’attente de ce père. Ou à défaut, l’heure du départ pour rejoindre le souvenir des autres dans les horizons de l’oubli. Laissant cette pauvre terre noyée dans ses larmes, essayant de s’accrocher à l’espoir d’un lendemain de retrouvailles, qui n’arrivera peut être jamais.
Une terre qui a pris cet enfant dans ses bras le premier jour de sa venue dans ce monde. Cette même terre qu’il l’a vu grandir, lui apprenant à sourire et à rêver. Cette même terre a été quittée par cet enfant, devenant adulte, un matin d’hiver sans même la regarder dans ses yeux pleins de larmes et d’abandon. Cette terre dont les appels et les gémissements de douleurs nous atteignent malgré les distances et les illusions de l’exil.
Cette terre à qui nos cœurs ne cessent de répéter pardon de t’avoir abandonné un jour où nous avons perdu notre raison de vivre entre tes bras. Un jour où le monde se satisfaisait à lui-même, nous obligeant à aller nous chercher une autre vie ailleurs, et surtout espérer retrouver de l’espoir. Ce sentiment qui a déserté nos vies depuis la nuit des temps. La cruauté du temps et des gens nous ont séparés, mais sache que notre amour pour toi est intemporel.
Hassan Oumada
Yabiladi.com
Oum- Messages: 295
Date d'inscription: 29/01/2011
Re: LU POUR VOUS
La justice démocratique.
Salut à tous
Pour Mr Saadaoui d’Agadir.
Quant on traite les hommes à pied d’égalité, on devient dictateur. Le patron du FMI d’après vous doit être traité comme chez nous au Maroc, parce qu’il est un homme influent dans le monde financier. Soyons juste avec nous même et ne condamnons pas les autres parce qu’ils ont appliqué la justice et la loi américaine. Que dirons de nous les autres s’ils sont au courant de ce qui trame chez nous comme abus de pouvoirs, d’immunité, de Flan, d’Old Flan et j’en passe qui font des ravages dans les caisses de l’état et qui font pire que DSK dans le harcèlement sexuel qui s’exerce sur les employées les secrétaires de directions et de leur subordonnées.(car elles se taisent) pour ne pas être licenciées pour faute graves).je peux vous assurer que si nos femmes marocaines parlaient de tout ce qui subissent et qu’on les écoutent à pied d’égalité , la moitié de nos supérieurs seront on prison pour longtemps.
Salut à tous
Pour Mr Saadaoui d’Agadir.
Quant on traite les hommes à pied d’égalité, on devient dictateur. Le patron du FMI d’après vous doit être traité comme chez nous au Maroc, parce qu’il est un homme influent dans le monde financier. Soyons juste avec nous même et ne condamnons pas les autres parce qu’ils ont appliqué la justice et la loi américaine. Que dirons de nous les autres s’ils sont au courant de ce qui trame chez nous comme abus de pouvoirs, d’immunité, de Flan, d’Old Flan et j’en passe qui font des ravages dans les caisses de l’état et qui font pire que DSK dans le harcèlement sexuel qui s’exerce sur les employées les secrétaires de directions et de leur subordonnées.(car elles se taisent) pour ne pas être licenciées pour faute graves).je peux vous assurer que si nos femmes marocaines parlaient de tout ce qui subissent et qu’on les écoutent à pied d’égalité , la moitié de nos supérieurs seront on prison pour longtemps.
_________________
avec mes amités Ibrahim
Re: LU POUR VOUS
Justice ou dictature ?
Les images de DSK à la télé, ça c’est l’Amérique. Un pays où l’on est tenu de raser les murs, de passer incognito, de garder son bonjour car personne n’en a besoin, de ne pas éternuer à côté de votre voisin sinon il vous colle un procès pour lui avoir transmis la grippe, de ne pas regarder une femme avec insistance sinon vous serez accusé de
viol, de ne pas embrasser votre fille sinon c’est un harcèlement sexuel… La justice aux Etats-Unis est certes indépendante, égale pour tous, mais c’est une machine faite pour broyer ses citoyens et les hommes en général, prête à les ridiculiser, à les livrer en pâture aux médias et à la société. Bref, un système érigé en dictature, pire que toutes les dictatures du monde. L’affaire DSK nous a bien montré que la justice américaine n’a rien à voir avec celle qu’on voit triompher dans les films hollywoodiens, où on voit les innocents confirmés dans leur innocence et les coupables condamnés. Non, la justice aux Etats-Unis, c’est vous exhiber comme un trophée d’abord, vous mettre en prison, on discute ensuite. Il suffit pour cela que votre pire ennemi, ou un illustre inconnu, déclare à la police que vous lui avez écrasé le pied en marchant.
Guilty or not guilty ? Tout le système est basé sur cette question, plus existentielle encore que le to be or not to be. Le pire, c’est que le droit à la parole vous est confisqué, si vous l’ouvrez, tout ce que vous pourriez dire sera retenu contre vous. On connaît la formule. A partir du moment où on vous met les menottes, on l’aura compris, c’est foutu. Si pour vous demander votre permis de conduire, un policier commence par vous braquer, dans quel monde sommes-nous ? Je suis sûr que DSK doit maintenant comprendre ce qui arrive aux détenus de Guantanamo.
Mohamed Saadaoui, Agadir.
Les images de DSK à la télé, ça c’est l’Amérique. Un pays où l’on est tenu de raser les murs, de passer incognito, de garder son bonjour car personne n’en a besoin, de ne pas éternuer à côté de votre voisin sinon il vous colle un procès pour lui avoir transmis la grippe, de ne pas regarder une femme avec insistance sinon vous serez accusé de
viol, de ne pas embrasser votre fille sinon c’est un harcèlement sexuel… La justice aux Etats-Unis est certes indépendante, égale pour tous, mais c’est une machine faite pour broyer ses citoyens et les hommes en général, prête à les ridiculiser, à les livrer en pâture aux médias et à la société. Bref, un système érigé en dictature, pire que toutes les dictatures du monde. L’affaire DSK nous a bien montré que la justice américaine n’a rien à voir avec celle qu’on voit triompher dans les films hollywoodiens, où on voit les innocents confirmés dans leur innocence et les coupables condamnés. Non, la justice aux Etats-Unis, c’est vous exhiber comme un trophée d’abord, vous mettre en prison, on discute ensuite. Il suffit pour cela que votre pire ennemi, ou un illustre inconnu, déclare à la police que vous lui avez écrasé le pied en marchant.
Guilty or not guilty ? Tout le système est basé sur cette question, plus existentielle encore que le to be or not to be. Le pire, c’est que le droit à la parole vous est confisqué, si vous l’ouvrez, tout ce que vous pourriez dire sera retenu contre vous. On connaît la formule. A partir du moment où on vous met les menottes, on l’aura compris, c’est foutu. Si pour vous demander votre permis de conduire, un policier commence par vous braquer, dans quel monde sommes-nous ? Je suis sûr que DSK doit maintenant comprendre ce qui arrive aux détenus de Guantanamo.
Mohamed Saadaoui, Agadir.
Oum- Messages: 295
Date d'inscription: 29/01/2011
LU POUR VOUS
Le blues du dictateur
Hier encore, mes portraits et statues trônaient aux coins de toutes les rues. Ils veillaient sur vous et égayaient vos tristes vies. J’étais la muse des poètes, la mélodie des chanteurs et le guide suprême. L’Occident m’accueillait avec les honneurs et ses dirigeants étaient honorés par mes invitations. Les banques étrangères se disputaient pour accueillir mon argent sans se soucier de l’origine de mes milliards. Les ministres, les généraux et les imams louaient mon courage, ma bonté, ma générosité, ma justice, mon intelligence… A chacun de mes déplacements, les gens du peuple se bousculaient pour me voir, se battaient pour me toucher et jamais personne ne m’a manifesté le moindre grief. Vous m’avez sacralisé et je vous ai crus. Aujourd’hui, tout le monde a retourné sa veste. On me traite de dictateur, de sanguinaire, de despote et de corrompu.
Tout le monde veut me voir cloué au pilori. Ô peuple, ô traître ! N’est-ce pas toi qui m’as mis sur un piédestal ? Et vous, mes fourbes conseillers, mes déloyaux généraux et mes perfides ministres, n’ai-je pas fait que suivre vos conseils ? Pourquoi avoir attendu que je sois un vieil homme en fin de vie pour me sortir de ma bulle ? Vous qui hier m'acclamiez et aujourd'hui me conspuez, sachez que je ne suis que l’émanation de vos aspirations. Je suis à votre image. Même après ma mort, je continuerai à hanter vos piètres existences, car j’étais créé par vous et je suis en vous. Et pour espérer échapper à mon spectre, il vous faudra d’abord combattre la part d’hypocrisie et de servilité qui est en vous.
Zitouni Imounachen, Casablanca.
Source : telquel
Hier encore, mes portraits et statues trônaient aux coins de toutes les rues. Ils veillaient sur vous et égayaient vos tristes vies. J’étais la muse des poètes, la mélodie des chanteurs et le guide suprême. L’Occident m’accueillait avec les honneurs et ses dirigeants étaient honorés par mes invitations. Les banques étrangères se disputaient pour accueillir mon argent sans se soucier de l’origine de mes milliards. Les ministres, les généraux et les imams louaient mon courage, ma bonté, ma générosité, ma justice, mon intelligence… A chacun de mes déplacements, les gens du peuple se bousculaient pour me voir, se battaient pour me toucher et jamais personne ne m’a manifesté le moindre grief. Vous m’avez sacralisé et je vous ai crus. Aujourd’hui, tout le monde a retourné sa veste. On me traite de dictateur, de sanguinaire, de despote et de corrompu.
Tout le monde veut me voir cloué au pilori. Ô peuple, ô traître ! N’est-ce pas toi qui m’as mis sur un piédestal ? Et vous, mes fourbes conseillers, mes déloyaux généraux et mes perfides ministres, n’ai-je pas fait que suivre vos conseils ? Pourquoi avoir attendu que je sois un vieil homme en fin de vie pour me sortir de ma bulle ? Vous qui hier m'acclamiez et aujourd'hui me conspuez, sachez que je ne suis que l’émanation de vos aspirations. Je suis à votre image. Même après ma mort, je continuerai à hanter vos piètres existences, car j’étais créé par vous et je suis en vous. Et pour espérer échapper à mon spectre, il vous faudra d’abord combattre la part d’hypocrisie et de servilité qui est en vous.
Zitouni Imounachen, Casablanca.
Source : telquel
Oum- Messages: 295
Date d'inscription: 29/01/2011
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