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Message  David de Mogador le Mar 18 Jan - 9:38

Leila Ben Ali-Trabelsi, 53 ans, surnommée la Imelda_Marcos Imelda Marcos du monde arabe -du nom de l’ex première dame des Philippines-, serait en partie à l’origine de la révolution du jasmin en Tunisie selon de nombreux observateurs. Femme avide issue d’un milieu très modeste, elle aurait organisé une véritable mafia avec ses proches. Zine el-Abidine Ben Ali, l’ex président tunisien serait tombé amoureux fou de cette coiffeuse alors qu’il était ministre de l’Intérieur, époque où cette dernière le rencontra, accusée par les autorités d’avoir organisé un retentissant trafic. Il entretiendra une relation adultère avec elle depuis le début des années 1980, avant de convoler en secondes noces en 1992, après son divorce d’avec sa première épouse, Naïma Kefi, en 1987, avec qui il eut 3 enfants.Selon les suppositions des services secrets français, information rapportée par Le Monde, avant de s’enfuir de son pays direction Dubaï avec son dernier fils adopté Mohamed, 7 ans, Leila se serait rendue à la Banque de Tunisie, malgré les réserves de son époux, pour emporter 1,5 tonne d’or, ce qui représente la coquette somme de 45 millions d’euros. De quoi distribuer à chaque Tunisien nécessiteux, un petit pactole. Avec une fortune estimée à plusieurs milliards d’euros, elle a finalement rejoint son époux à Djeddah en Arabie Saoudite, ainsi que ses filles, Nesrine et Halima. Ces dernières, arrivées à Paris en jet privé le 14 janvier dernier, avaient d’abord séjournée au domicile de l’ambassadeur tunisien à Paris, avant de battre en retraite dans un hôtel cinq étoiles à Disneyland Paris, dans de somptueuses suites royales, accompagnées d’une garde rapprochée d’environ 50 personnes, après que des immigrés Tunisiens tentèrent de faire le siège de la résidence. Alors que le couple Ben Ali devait les rejoindre à Paris, le Gouvernement français s’est ravisé, suite à la mort d’un franco-tunisien, professeur d’informatique à l’université de Compiègne, Hatem Bettahar, âgé de 38 ans. La famille serait logée dans un palais sous bonne garde à Djeddah. Les chemins de l’exil tortueux de cette famille qui a toujours vécu en multimillionnaire avec des frasques hautes en couleurs, des virées somptueuses et fastes à travers le monde, cliente de tous les grands couturiers et joailliers de la planète, se terminent en dent de scie. Il se rapporte même que, le parc automobile du clan, en Tunisie comme ailleurs, serait plus important que celui de la famille royale d’Angleterre. La gabegie de Leila Ben Ali fait craindre le pire aux nombreux régimes arabes dont la kleptomanie, l’autoritarisme et l’autocratie risque de voir un soulèvement. D’Alger en Algérie, au Caire en Egypte, en passant par Amman en Jordanie ou Rabat au Maroc, les régimes de fer suintent le fumet fétide de l’instabilité. Les populations réclament désormais plus de liberté et appellent les régimes à réexaminer leur politique nauséabonde, en s’inspirant de la révolution tunisienne. En réalité, Ben Ali aurait été simplement déposé par l’armée qui lui a laissé la vie sauve, lui intimant toute fois, de quitter le pays, à bord d’un hélicoptère qui aurait été affrété par le régime libyen, puisque son nouvel avion livré le 12 décembre dernier, un Airbus A340, avait déjà quitté le pays. L’ex première dame tunisienne possédait la quasi-totalité des grandes enseignes tunisiennes, avec des prêtes noms et ses proches, et en collaboration avec de grandes multinationales… françaises. Autoritaire, elle avait disgracié le favori de Ben Ali, son gendre Slim Chiboub, époux d’une de ses filles de son premier mariage, en faveur du mari de sa propre fille. Slim Chiboub, arrêté hier à Tunis, aurait été libéré et exfiltré vers un pays du Golfe, puisque les militaires savaient qu’il n’était pas un proche de l’ex première dame. Néanmoins, il aurait révélé aux militaires que la police tunisienne a disséminée 800 véhicules bourrés d’explosifs à travers tout le pays, notamment à Tunis, sous l’ordre express de Leila Ben Ali-Trabelsi. Malgré son départ de Tunisie, la femme fatale n’a pas cessé de faire parler d’elle. Et Ben Ali dans tout ça ? Il serait malade et sa femme en a fait un béni-oui-oui. Après 23 ans de règne sans partage, le président Zine El Abidine Ben Ali a donc quitté le pays et le pouvoir sans retour en arrière possible, laissant à Foued Mebazaa, président du Parlement, le soin d'assurer l'intérim. En moins d'un mois, la lame de fond sociale et politique aura eu raison de l'un des régimes les plus verrouillés du Monde arabe. Nous avons demandé à Hanane Harrath, du Courrier de l'Atlas, magazine destiné à la diaspora marocaine, de réagir à ce développement inattendu, à l'aune de son propre pays.
David de Mogador
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