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LA POESIE ARABE

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LA POESIE ARABE

Message  Oum le Lun 25 Juil - 16:29

La littérature arabe s’étend sur quatorze siècles et quatre continents, et l’un de ses caractères considérables est la poésie. Ecrite d’abord en Arabie puis au Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Espagne, elle s’est étendue jusqu’en Amérique du Nord et du Sud. Cette extension dans l’espace et dans le temps est soulignée par l’éminent orientaliste E. Dermenghem.
S’il est une puissance qui s’est exercée d’une manière souveraine sur les arabes, c’est bien la poésie Cette exigeante et tyrannique rime a rendu majnoune plus d’un. Son histoire
intimement liée à l’esprit arabe et au génie de la langue comporte six grandes étapes :
1) l’époque primitive du Ve siècle de l’hégire
2) L’ère musulmane 622 de J.C à 750, date où
la dynastie Abbasside remplace celle des Omayyades
3-4) L’époque du modernisme et néoclassicisme de 750 à 900 de J.C
5)L époque des écoles provinciales du XVIIIe.
6) Enfin, l’époque contemporaine qui comprend du XIXe siècle à nos jours.
Les poètes primitifs étaient des journalistes de leurs temps et des artisans de la renommée de tel mécène ou de telle tribu. Parmi les poètes de cette époque préislamique, on doit citer Hatim de Tayy, poète et chef de sa tribu, connu pour sa grande générosité, et la fabuleuse Al-Khansa qui apparaît aux yeux de ses contemporains comme la plus grande des poétesses arabes. Ses thrènes sur la mort de ses frères Mouawia et Sakhr, tués au combat, scellent son immense renommée. Figure de proue d’un riche vaisseau de rimes, ses deux poètes ne sont que quelques rosaires d’un long chapelet de talentueux poètes.
De 622 à 750, les poètes musulmans continuent de toute leur force les œuvres de leurs
prédécesseurs. Cette génération démontre que la foi nouvelle peut aller de pair avec la poésie et c’est en ces termes glorieux qu’elle célèbre l’islam. Kahb ben Zouheir compose des vers avec un soin méticuleux soucieux d’une adaptation aussi exacte que possible de l’image et de l’expression à l’idée. Il chante l’éloge du prophète Sidna Mohamed en vers rutilants que la prospérité conserve pieusement jusqu’à nos jours. La poésie bédouine s’épanouit librement sous les Khalifs de la Dynastie des Omeyyades de Damas et s’engage dans l’actualité politique et sociale avec toute la fougue dont elle était capable. Les poètes les plus connus sont Al-Farazdak, Al-Akhtal, Al-Jarir. Tous rois d’une rime invective et triviale.
De 750 à 900, l’avènement à Baghdad du premier Khalifat abbasside donne naissance à une
poésie néo-classique, génératrice de querelles entre les anciens et les modernes. Par la suite, une synthèse brillante se forme. Des thèmes poétiques arabes et persans unissent vigueur et préciosité donnant grâce et délicatesse à leurs œuvres.
Bachar Ibn Bourd, d’origine persane, se révèle un maître dans la poésie d’inspiration moderne. Abou-Nouas a su donner la mesure à son génie. Bien que narquois, ses poèmes émouvants sont d’une sensibilité aigue.
Les écoles Provinciales
Avec l’étiolement de l’empire musulman, chaque dynastie locale prend sous sa protection des poètes afin de les pousser à glorifier son règne. C’est l’époque de la poésie tourmentée où l’angoisse et l’incertitude du moment présent fustigent le talent pour une explosion d’idées révolutionnaires.
Al-Moutanabbi, poète et philosophe, met une marque personnelle sur tous les sujets traités
avec une maîtrise inégalée. Abou Alaa-Al-Maari, aveugle, marche sur les traces de Al-Moutanabbi. Il se distingue par sa richesse du verbe, la profondeur de la pensée empreinte d’une dignité sereine face à la misère humaine.
En Afrique du Nord, un double courant s’y dessine : celui de la poésie savante comme le
poème ‘’Al-Borda’’ du berbère Al-Imame Al-Boussaîri, célèbre dans tout le monde musulman et dont l’influence s’exerce sur les troubadours du Moyen-Âge français.
L’époque ontemporaine du XIX siècle au XX siècle
Une nouvelle production brillante et ciselée s’offre à notre époque : les écoles libanaises, syriennes, égyptiennes, américaines et nord-africaines paraissent les promoteurs des différents styles vite répandus partout dans le monde.
Parmi les poètes les plus brillants qui ont illustré ce classicisme contemporain, Chawqi,
Al-Aqqad, jabrane, Marrache ont réveillé par leurs voix et leur verve incomparables tous les échos. Considéré comme classique dans le genre, leur mérite jaillit encore sur leurs disciples.
Poètes-brigands, poètes-religieux, poètes-courtisans, poètes-philosophes, poètes-courtois, qui étaient tous de ceux qui, assurait-on, ‘’lorsqu’ils aimaient, mourraient par la
suite de la violence de leur amour (Kaïs et Laïla).
Comme il est ardu de choisir et se limiter à quelques-uns de leurs poèmes pour les célébrer,
les chanter ! Il faut vraiment se faire violence… Peut-on choisir entre Assafa et El Marwa ?
Source : Souffle d’Essaouira

Oum

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Date d'inscription : 28/01/2011

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